Bataille de la Marne

L'historique du 6 au 15 septembre 1914

 
Le 6 septembre 1914, le régiment se rassemble au nord des Essarts, sous le commandement du lieutenant-colonel Delmas.
La formation de combat est aussitôt prise. Le 2eme bataillon est à l'avant-garde. Il se heurte presque aussitôt à l'ennemi et engage avec lui une violente action qui dure toute la journée. En particulier, la 7eme compagnie fait merveille en empêchant les Allemands, auxquels elle fait subir de lourdes pertes, de déboucher de l'Ermite; mais le 7 septembre 1914, surtout, sera une glorieuse journée pour le 41eme.Après un combat acharné, les Allemands sont cernés dans la forêt de Gault : deux de leurs bataillons sont anéantis; ils laissent entre nos mains un nombre élevé de tués, de blessés, de prisonniers, des armes et des équipements. Nos pertes sont légères : 16 tués, 65 blessés, 8 hommes disparus.Cette fois, c'est bien la victoire, la victoire de la Marne à laquelle le 41eme a puissamment contribué, et la poursuite va commencer.Le 8 septembre 1914, le régiment continue sa progression vers le nord.Le 9 septembre 1914, le régiment est dirigé sur Montmort, en soutien de la 42eme D. I., fortement engagée dans les marais de Saint-Gond.
La 7eme compagnie, en flanc-garde, engage une courte action avec l'ennemi, au cours de laquelle le capitaine Roubichou est tué.
En même temps, le 3eme bataillon, engagé sur la Morlière, contraint l'artillerie ennemie qui s'oppose à la progression de la 20eme division (à notre droite) à se replier; la retraite de l'ennemi s'accentue, et, le soir, le 41eme est au nord de Champaubert.La Marne est passée à nouveau le 12 septembre 1914. Le lendemain, le 41eme est parvenu sous les forts de Reims, lesquels sont aux mains des Allemands, et il accusera quelques pertes du fait du bombardement d'artillerie des forts de Berru et de Nagent-l'Abbesse. La poursuite est arrêtée. La résistance de l'ennemi va s'affirmer chaque jour plus tenace.
 
 
extrait de l'historique sommaire du 41e 
HENRI CHARLES-LAVAUZELLE